Dans la nuit du 27 juin, un pin parasol monumental de plus de 86 ans situé dans le domaine public municipal, près du Palais de l'Indépendance à Lisbonne, a été abattu. L'arbre, qui offrait de l'ombre et de l'oxygène aux passants et servait de refuge à la faune, se trouvait dans l'un des plus grands îlots de chaleur de la ville et dans la parish comptant le moins d'arbres par mètre carré. Le Président de la Société Historique de l'Indépendance du Portugal, José Ribeiro e Castro, a invoqué « un convoi de tempêtes » pour justifier l'abattage.
Ribeiro e Castro a publiquement déclaré disposer d'un rapport technique avalisé par l'Institut Supérieur d'Agronomie (ISA). Cependant, l'ingénieure agronome Filomena Caetano, qui a dirigé pendant des décennies le Laboratoire de Pathologie Végétale Veríssimo de Almeida de l'ISA, a publiquement précisé que le document n'était qu'un rapport demandé à titre privé et élaboré par deux professeurs déjà retraités, sans spécialisation en arboriculture urbaine, ne représentant aucun aval institutionnel de l'ISA. Le rapport n'a jamais été rendu public, comme la loi l'exige.
La Loi nº 59/2021, qui établit le Régime Juridique de Gestion de l'Arboretum Urbain, exige que l'abattage d'arbres dans le domaine public municipal ne puisse intervenir que lorsqu'il existe un danger potentiel prouvé par une analyse biomécanique et/ou phytosanitaire réalisée par des techniciens formés spécifiquement en arboriculture urbaine et certifiés. L'article remet en question si le document invoqué respecte ces exigences légales ou s'il ne s'agit que d'un avis privé insuffisant pour fonder la décision d'abattage. Le Despacho Municipal nº 60/P/2012 exige en outre des procédures d'information publique avec au moins 15 jours d'anticipation, ce qui apparemment n'a pas non plus été respecté.
Les auteurs de l'article, représentant la Plateforme pour la Défense des Arbres et le Forum Citoyenneté Lx, considèrent que nous sommes face à « un convoi d'illégalités » et que la vraie tragédie est la destruction d'un bien public par des responsables d'institutions qui devraient défendre le patrimoine. Les citoyens continuent d'attendre que la Mairie




