L'archéologue et écrivaine Ana Alexandra Resende a écrit un article sur l'Algarve qui va au-delà de l'image de carte postale que la région a projetée pendant des décennies à travers le monde. L'article soutient que l'Algarve est connu pour le bleu de la mer, pour les falaises, les plages et le soleil, mais que cela ne constitue qu'une partie de son identité, existânt une autre couche d'histoire qui ne se révèle pas immédiatement au regard.
Le nom « Algarve » a une origine arabe, dérivant de « al-Gharb », qui signifie « l'Occident ». Pendant la période islamique, ces terres faisaient partie du Gharb al-Andalus, constituant l'extrémité sud-ouest du monde islamique dans la péninsule Ibérique. Avant cela, la Préhistoire a laissé les premiers témoignages des communautés qui ont occupé le territoire, suivies par les Cynètes ou Cinètes, liés culturellement à Tartessos, par les Phéniciens, les Romains et à nouveau par le monde islamique, chacun laissant des marques dans le paysage, dans les villes et dans les noms des lieux.
L'auteure réfléchit sur le rôle de l'Archéologie en tant que discipline qui révèle des personnes du passé, et non seulement des objets anciens. Un fragment de céramique ou une pièce de monnaie perdue deviennent significatifs lorsqu'on imagine la main humaine qui les a touchés. L'auteure défend que transformer un territoire sans connaître son histoire entraîne une perte double : de la matière et de l'histoire qu'elle aurait pu raconter.
L'article sert d'introduction à une série dans laquelle Ana Alexandra Resende entend explorer l'Algarve caché sous ce qui est visible, cherchant les vestiges des peuples qui ont traversé cette terre avant nous, montrant que l'Algarve a été port, frontière, chemin et maison au fil des millénaires, n'étant qu'une couche de plus dans l'histoire d'un territoire qui a déjà appartenu à beaucoup.




