Il y a quelque chose de contradictoire dans une entreprise qui passe des années à exiger une disponibilité permanente, une urgence constante, des résultats toujours plus grands et des agendas impossibles à ses collaborateurs et qui, à un moment donné, commence à se préoccuper du bien-être de ces mêmes collaborateurs. Cette préoccupation pour le bien-être n'en est pas moins importante, mais elle pourrait arriver trop tard dans la conversation.
Une entreprise qui épuise une personne pendant trente ans et qui lui propose ensuite un programme de bien-être n'a pas proprement une stratégie de longévité. Le message sous-jacent est que la prévention et le soin du bien-être des collaborateurs devraient commencer bien plus tôt, et non seulement lorsque les signes d'épuisement se sont déjà manifestés pendant des décennies.



