Le Ministère Public n'a pas encore publié les rapports d'audit et de contrôle du Plan de Récupération et de Résilience (PRR) relatifs aux septième, huitième et neuvième demandes de paiement. Le dernier rapport a été publié le 7 septembre 2025, relatif à la sixième demande de paiement, et depuis lors, aucune nouvelle publication n'a eu lieu. En février, une source officielle du Parquet général avait déclaré que les rapports étaient en cours d'élaboration, mais l'ECO a de nouveau interrogé le Ministère Public sans obtenir de réponse.
Le modèle de gouvernance du PRR comprend une Commission d'Audit et de Contrôle (CAC), qui est présidée par un représentant de l'Inspection Générale des Finances et comprend des représentants de l'Agence pour le Développement et la Cohésion. Le Ministère Public assure le suivi de l'activité de la CAC dans le cadre de ses compétences en matière de prévention criminelle, ayant accès à toutes les informations et pouvant participer aux réunions. Le premier point de contact désigné par le PGR était la procureure générale adjointe Ana Carla Mendes de Almeida, mais elle n'exerce plus actuellement ces fonctions.
Le Portugal a soumis la septième demande de paiement de 1,06 milliard d'euros le 26 juin 2025, montant payé le 26 novembre. Le huitième chèque, de 1,1 milliard d'euros, a été demandé en novembre et payé en février. La neuvième demande a été déposée en mars et reçue le 7 août. La dixième et dernière demande sera déposée à la fin de l'année.
Les rapports du Ministère Public ont été marqués par des controverses. Le dernier a signalé qu'aucun audit des systèmes de contrôle interne du PRR n'a été achevé entre octobre 2023 et novembre 2024, période entre les troisième/quatrième et sixième demandes de paiement. Cette critique avait déjà été formulée dans des rapports antérieurs. La structure de mission Recuperar Portugal a contesté cette évaluation, affirmant que les mécanismes de contrôle sont pleinement opérationnels. Dans le rapport de la cinquième demande, le Ministère Public a également accusé l'Inspection Générale des Finances et la CAC d'entraver son travail de prévention criminelle, en ne fournissant pas l'accès à toute la documentation demandée.




