La juge conseillère Maria Benedita Urbano a révélé que le Palais Ratton, siège du Tribunal constitutionnel, a reçu une requête visant à la dissolution du parti Chega. Cette déclaration est intervenue dans le cadre d'une visite au tribunal, au cours de laquelle la magistrate s'est exprimée sur la complexité de l'évaluation des demandes d'interdiction de partis politiques.
Benedita Urbano a souligné qu'il est « très difficile » de déterminer si un parti politique est fasciste, reconnaissant la difficulté d'appliquer des critères objectifs pour classer un parti en fonction de son idéologie.
Le Tribunal constitutionnel a maintenant tenu à clarifier qu'il n'a « aucune demande d'interdiction » de partis en attente, contredisant la perception qui avait été transmise par la juge conseillère.
L'affaire survient à un moment de tension politique au Portugal, Chega ayant pris une importance considérable lors des dernières élections législatives, ce qui a généré un débat sur la légitimité et les limites de l'action des partis extrémistes dans le système démocratique portugais.



