L'État portugais devra indemniser les travailleurs de l'ancienne Air Atlantis (AIA) qui ont été victimes d'un licenciement collectif après sa liquidation par la TAP, il y a 33 ans. Un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) stipule que les anciens travailleurs seront indemnisés pour le préjudice causé par la violation du droit de l'Union européenne commise par la Cour suprême de justice (STJ) dans une décision de 2009.
La décision de liquider l'AIA est intervenue en 1993, après que la TAP, actionnaire principal de l'entreprise créée en 1985, eut procédé au licenciement collectif de pilotes, de personnel de cabine et au sol. La CJUE estime que la TAP a poursuivi une partie des vols charter que l'AIA s'était engagée à effectuer pour la saison d'été 1993, en utilisant des appareils exploités par l'AIA, du matériel de bureau et même de la vaisselle de bord.
Les anciens travailleurs de l'AIA ont saisi le tribunal du travail de Lisbonne pour contester le licenciement collectif et être réintégrés à la TAP. En 2007, la compagnie a été condamnée à les réintégrer et à verser des dommages-intérêts pour pertes subies et manque à gagner. Toutefois, l'année suivante, la cour d'appel a infirmé ce jugement.




