Le Jardin du Palais Épiscopal de Castelo Branco a été distingué dans la nuit du 12 au 13 septembre 2026 comme l'une des Nouvelles 7 Merveilles du Portugal, dans la catégorie Tourisme. L'annonce a été faite le 13 septembre au Palais de la Vila, à Sintra, lors d'un événement qui a projeté internationalement cet espace patrimonial alcacerien. Cette distinction représente un moment de grande signification pour la ville de Castelo Branco et pour la préservation du patrimoine portugais.
Le jardin, classé Monument National, est l'une des expressions les plus singulières du baroque portugais. Il fut mandé construire vers 1720 par l'évêque de Guarda, D. João de Mendonça, comme résidence d'hiver pour les évêques. En 1771, il devint résidence officielle de l'évêque de Castelo Branco, ayant reçu de nouveaux travaux à la fin du XVIIIe siècle par D. Vicente Ferrer da Rocha. En 1919, l'espace fut acquis par la Municipalité de Castelo Branco, cessant d'être un jardin épiscopal pour devenir patrimoine public.
L'espace se divise en quatre paliers principaux, organisés selon une logique esthétique, religieuse et symbolique. Il est dédié à Saint Jean Baptiste, dont le centre de la composition présente cinq lacs et un extraordinaire ensemble sculptural qui comprend les Signes du Zodiaque, les Quatre Saisons, les Continents et les Vertus Cardinales et Théologales. L'Escalier des Rois représente les monarques portugais, avec Philippe I, Philippe II et Philippe III représentés en dimensions plus petites, dans une référence à la période de la Monarchie Double. Le Jardin Inondé présente une fontaine avec trois dauphins entrelacés soutenant une couronne, tandis que le Plan Supérieur comprend la célèbre Cascade de Moïse.
La victoire du Jardin du Palais Épiscopal est interprétée dans l'article comme un nouvel engagement pour la communauté de Castelo Branco. L'auteur, Fernando Jesus Pires, défend qu'une merveille ne vit pas seulement de la reconnaissance qu'elle reçoit, mais de la capacité de continuer à être entretenue, de la mémoire qu'elle transmet et de la responsabilité de préserver ce qui a été hérité des générations précédentes pour les générations futures. L'article conclut que la distinction honore le passé, convoque le présent et impose au futur l'obligation de préserver ce que le temps n'a pas réussi à effacer.




