En juin 2024, lors d'un arrêt de campagne à Las Vegas, le candidat Donald Trump de l'époque s'est entretenu avec le fondateur d'OpenAI, Greg Brockman, et l'ancien directeur des opérations de l'entreprise, Brad Lightcap, qui ont présenté au républicain une version préliminaire de l'outil de génération d'images et de vidéos Sora, développé par la startup d'intelligence artificielle — un produit qui a depuis été abandonné. Pendant la réunion, Trump et Brockman ont utilisé l'outil pour visualiser un terrain de golf sur la Lune.
La réunion a toutefois pris une tournure plus sérieuse lorsque Trump a soulevé une préoccupation directe liée à la sécurité nationale. Le républicain a demandé ce qui se passerait si des adversaires étrangers utilisaient l'intelligence artificielle pour créer des deepfakes et se faire passer pour lui. Brockman et Lightcap ont assuré que des techniques d'atténuation des deepfakes, comme le filigrane numérique, pouvaient minimiser ces risques.
Cet échange entre Trump et les dirigeants d'OpenAI a prédit le dilemme auquel le président est actuellement confronté concernant l'intelligence artificielle. La question centrale tourne autour de la façon de protéger l'avantage actuel des États-Unis sur la Chine dans le développement de cette technologie, tandis que le gouvernement gère les risques de sécurité associés à l'utilisation abusive de l'IA.


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