La France a attribué à Airbus Defence and Space et à l'entreprise française Unseenlabs le contrat pour le programme CASSIOPÉE, qui va renouveler la capacité de renseignement militaire basée dans l'espace du pays. Le contrat a été annoncé par la ministre française des Forces armées et des Anciens Combattants, Catherine Vautrin, en marge du Sommet spatial international, à Paris.
Le programme vise à remplacer, d'ici 2032, les satellites de la constellation CERES et à maintenir une capacité opérationnelle de renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) basée dans l'espace, en introduisant des améliorations de performances techniques et de réponse opérationnelle. La technologie ROEM permet la détection, la caractérisation et le suivi des émetteurs susceptibles de représenter des menaces dans des zones d'intérêt stratégique et des théâtres d'opérations.
Airbus sera responsable de l'intégration du système, du segment sol et du centre de contrôle, ainsi que de la fourniture des satellites basés sur la plateforme S250 de dernière génération. Unseenlabs apportera son expérience en planification de missions et traitement sol et embarqué, en plus de fournir un segment sol et une nouvelle charge utile.
Alain Fauré, chef des Systèmes spatiaux d'Airbus Defence and Space, a déclaré que le contrat contribue à la souveraineté et à l'autonomie stratégique de la France, confirmant la vitalité de l'écosystème spatial français. Clément Galic, PDG d'Unseenlabs, a souligné que le programme représente une synergie entre les deux entreprises pour équiper la France d'un système ROEM spatial souverain et de haute performance.




