Le gouvernement a approuvé en mai un nouveau Règlement d'attribution de bourses d'études aux étudiants de l'enseignement supérieur (RABEEES), qui aligne le montant du soutien accordé avec les conditions économiques des étudiants et avec le coût de la vie dans la région où ils étudient. La mise en œuvre intégrale du nouveau modèle est prévue uniquement pour 2027/28, ce qui, selon l'auteur, permet de préparer la plateforme, d'ajuster les procédures et de former les services d'action sociale à ce changement.
L'article souligne l'importance de l'action sociale pour des milliers de familles, considérant qu'elle est souvent la différence entre terminer un cursus et abandonner par manque de conditions économiques. Les données du Concours national d'accès révèlent que, des 49 991 étudiants admis en première phase, environ 3 % proviennent de familles défavorisées.
À l'Université d'Aveiro, une simulation portant sur 72 dossiers d'étudiants boursiers a montré que, selon les nouvelles règles, 15 étudiants ne rempliraient plus les conditions pour recevoir une bourse, représentant 20 % des cas analysés. Bien que l'échantillon soit petit et ne permette pas d'extrapoler l'impact sur les quelque 3 500 boursiers de l'établissement ou sur les environ 80 000 bourses attribuées au Portugal au cours de la dernière année scolaire, d'autres établissements font état de réductions similaires.
L'auteur, recteur de l'Université d'Aveiro, alerte que la réussite d'une réforme de l'action sociale ne peut se mesurer uniquement au montant du soutien, étant tout aussi crucial le nombre d'étudiants qui maintiennent l'accès à ce soutien. Il défend qu'une bonne politique d'action sociale ne doit pas seulement donner davantage à ceux qui reçoivent déjà, mais aussi garantir que personne ne soit laissé de côté.




