Le Code des Contrats Publics subit une révision profonde à partir du 1er octobre, la plus significative depuis 2017, avec 154 articles modifiés, 34 nouveaux et 8 abrogés. Le Gouvernement présente cette réforme comme debureaucratisation, avec une attention particulière portée à l'augmentation substantielle des seuils de passation des marchés publics.
Dans les marchés de travaux de construction, l'ajustement direct passe de 30 000 à 150 000 euros et la consultation préalable de 150 000 à un million d'euros. Dans l'achat de biens et services, l'ajustement direct passe de 20 000 à 75 000 euros et la consultation préalable de 75 000 à 130 000 euros. En pratique, le concours public de travaux n'est plus nécessaire pour la généralité des petites et moyennes municipalités.
La réforme apporte des mesures positives reconnues par l'auteur, comme l'élimination des déclarations qui ne servaient qu'à exclure des propositions pour des vices de forme, la création de mécanismes de résolution alternative des litiges avec une commission de conciliation, et l'obligation pour l'Administration d'utiliser les documents qu'elle possède déjà. Toutefois, des préoccupations sont soulevées concernant le nouveau régime de flexibilisation qui permet aux entités adjudicatrices d'écarter des règles légales moyennant un jugement d'utilité propre, sans renforcement proportionnel des mécanismes de contrôle.
L'auteur met en garde contre la disparition de la sanction qui empêchait de participer aux concours pendant un an à toute personne ayant un historique de manquement grave, dans un texte qui accorde autant de




