Le nombre de réclamations déposées contre l'Agence pour l'Intégration, les Migrations et l'Asile (AIMA) a chuté cette année pour environ la moitié de celui enregistré en 2024, selon le président de l'entité, Pedro Portugal Gaspar. Lors de déclarations faites à Évora en marge de la signature d'un protocole avec l'Université d'Évora pour la création d'un nouveau Centre Local d'Accompagnement à l'Intégration des Migrants (CLAIM), le responsable a déclaré que la réduction des plaintes s'est produite malgré une augmentation des consultations, soulignant que l'agence a réalisé plus de 600 000 entretiens et délivré plus de 500 000 cartes de séjour au cours de la dernière année.
Pour Pedro Portugal Gaspar, l'ampleur de l'opération explique l'existence de réclamations, car des situations telles que des erreurs sur les cartes délivrées ou des inexactitudes dans les adresses peuvent survenir. Néanmoins, il soutient que l'évolution de l'activité de l'agence se traduit par une réduction significative des réclamations, tout en soulignant que toute réclamation reste pertinente.
Le Syndicat des Techniciens de Migration (STM) interprète la baisse des plaintes de manière très différente. Le STM considère que la réduction ne démontre pas nécessairement une amélioration des services et soutient qu'elle pourrait être liée aux difficultés croissantes auxquelles les migrants sont confrontés pour réussir à contacter l'agence, y compris des problèmes de consultation, un manque de réponse aux contacts par courrier électronique, l'encombrement des lignes téléphoniques et les retards dans la résolution des dossiers.
Le sindicato souligne également des retards dans la délivrance des titres de séjour, des dossiers en attente sans prévision claire de conclusion, un manque de travailleurs dans certains services et des guichets fermés ou fonctionnant de manière limitée. Le STM remet également en question l'utilisation croissante des CLAIM pour des tâches qui devraient être exercées directement par l'AIMA et défie l'agence de publier des indicateurs tels que le nombre de dossiers en attente, les délais moyens de réponse, les consultations non abouties, la fréquence des erreurs et la capacité effective de consultation de chaque guichet.




