L'Autorité de Supervision des Assurances et des Fonds de Pensions est intervenue en 2025 pour garantir la couverture obligatoire de Responsabilité Civile Automobile à 17 véhicules, après que ceux-ci ont été successivement refusés par les compagnies d'assurances. Ce nombre représente une croissance d'environ 42% par rapport aux 12 cas enregistrés tant en 2023 qu'en 2024, selon le Rapport de Régulation et de Supervision de la Conduite de Marché de l'ASF.
Le mécanisme d'intervention, désigné Placement de l'Assurance Obligatoire de Responsabilité Civile Automobile, est déclenché lorsque les assureurs rejettent au moins trois fois la souscription d'un assurance obligatoire. Il s'agit d'une solution de dernier recours pour éviter que les véhicules ne soient empêchés de circuler légalement, le demandeur devant présenter des preuves de refus émises par au moins trois assureurs distincts.
Les refus de souscription reposent sur l'évaluation du risque du conducteur et du véhicule, en utilisant principalement la déclaration d'historique de sinistres, un document réglementé par l'ASF qui détaille l'historique du client, incluant les polices précédentes, les périodes de couverture, les sinistres dont le assuré est responsable et le positionnement dans le système de bonus/malus. Lorsque le client a déjà appartenu au portefeuille de la compagnie elle-même, l'assureur dispose de données encore plus détaillées, comme la fréquence des sinistres et les montants des indemnités versées.
Lorsque le régulateur est saisi, l'obligation d'accepter le contrat est attribuée via un tableau annuel de hiérarchisation élaboré par l'ASF, basé sur le volume des primes et la quote-part de marché des compagnies. Chaque assureur reçoit une quote-part annuelle proportionnelle de contrats SORCA, mais la couverture imposée se limite strictement à l'assurance obligatoire de responsabilité civile pour les dommages causés aux tiers, ne couvrant pas les garanties facultatives comme les dommages propres, le bris de glace ou l'assistance en voyage.




