Le défilé du 7 septembre, qui s'est déroulé ce lundi, a eu lieu au milieu d'une crise qui touche le Supremo Tribunal Federal (STF) après la révélation de messages échangés entre le banquier Daniel Vorcaro et le ministre Alexandre de Moraes. Pendant les deux heures de l'événement sur l'Esplanade des Ministérios, les autorités présentes ont suivi le cérémonie depuis la tribune présidentielle et n'ont pas montré publiquement de malaise ou d'inconfort, malgré les tensions en coulisses.
Le président Luiz Inácio Lula da Silva a eu une nouvelle rencontre avec le président du Sénat, Davi Alcolumbre, et avec le président de la Chambre des représentants, Hugo Motta. Pendant l'événement, Motta a été vu en conversations à voix basse avec d'autres dirigeants politiques présents sur place.
Le directeur général de la Police fédérale, Andrei Rodrigues, et l'avocat général de l'Union, Jorge Messias, se sont donné une accolade chaleureuse lors de leurs salutations. Rodrigues a fait en sorte de chercher Messias dès son arrivée à la tribune, démontrant un geste d'ouverture entre les deux malgré le contexte de crise.
L'épisode implique également un rapport de la Police fédérale utilisé par Moraes pour pointer des irrégularités supposées commises par son collègue André Mendonça dans la conduite des enquêtes sur le cas Master et les fraudes associées. Messias a été cité dans ce rapport, ce qui a exacerbé les tensions entre les institutions impliquées dans la crise.




