L'Administration fiscale a modifié sa position concernant l'application du principe de l'évaluation la plus favorable à la taxe unique de circulation, par le biais de la Circulaire n° 40130/2026, publiée le 19 mai. Cette orientation permet désormais aux contribuables qui ont perdu l'exonération de taxe de circulation après une réévaluation médicale de demander la récupération de l'impôt payé au cours des quatre années précédentes, sous réserve de certaines conditions.
Peuvent bénéficier de cette mesure les contribuables qui avaient un degré d'incapacité reconnu égal ou supérieur à 60 % et qui, lors d'une première révision, ont vu cette valeur chuter en dessous de ce seuil. Pour que le degré antérieur plus favorable soit maintenu, le nouveau certificat doit porter sur la même pathologie clinique qui était à l'origine de l'incapacité initialement reconnue. Si une deuxième réévaluation confirme un degré inférieur à 60 %, l'avantage cesse de s'appliquer aux impositions ultérieures.
L'exonération reste soumise aux conditions prévues à l'article 5 du Code de la taxe de circulation, notamment la limitation à un véhicule par an avec un plafond maximal de 240 euros et, pour les automobiles de catégorie B, le respect des limites d'émissions. La demande de révision doit être présentée en vertu de l'article 78 de la Loi générale fiscale, en invoquant une erreur imputable aux services, et le délai de quatre ans se calcule à partir de chaque imposition individuelle.
Les contribuables concernés doivent vérifier s'ils étaient face à la première réévaluation, si les certificats concernent la même pathologie, si une deuxième évaluation a déjà eu lieu, les dates des impositions, l'anniversaire de la carte grise et si le véhicule respectait les autres conditions. L'orientation ne constitue pas une restitution générale, mais ouvre la possibilité de récupérer la taxe de circulation indûment perçue dans le délai imparti lorsque la perte de l'exonération résulte d'une première réévaluation.




