Le groupe parlementaire du Parti Socialist a envoyé une nouvelle lettre au gouvernement remettant en question les « limitations potentielles » d'accès à la protection sociale impliquées par la nouvelle Prestation Sociale Unique (PSU). Le banc mené par Eurico Brilhante Dias se montre préoccupé par d'éventuelles restrictions d'accès à la prestation et par la réduction potentielle du soutien garanti à certains bénéficiaires. La missive de neuf pages a été envoyée au ministre des Affaires Parlementaires, Carlos Abreu Amorim.
Les socialistes alertent sur le fait que l'accès à la PSU sera « beaucoup plus limité » que ce qui était prévu pour les allocations qu'elle remplace, comme l'allocation sociale de chômage et celle de parentalité. Ils se demandent, par exemple, si les ménages comptant un conjoint travailleur pourront être exclus du réseau social de base. Concernant les montants, le PS souligne qu'actuellement l'allocation sociale de chômage équivaut « presque toujours à 100 % ou 80 % de l'IAS », tandis que la PSU correspondra à 50 % de l'IAS, ce qui peut représenter des pertes significatives pour certaines familles.
Le PS critique également l'exigence de travail social imposée aux bénéficiaires, notamment la majoration du temps de disponibilité pour les moins de 25 ans et pour l'ensemble des titulaires à partir de la troisième renouvellement. Les jeunes qui ne travaillent ni n'étudient, et n'ont pas de handicap, pourraient devoir accomplir jusqu'à 20 heures de travail social pour avoir accès à la PSU, soit cinq heures de plus que ce qui est exigé aux autres. Les socialistes remettent également en question la logique du ticket de participation et sa relation avec les politiques actives d'emploi.
La Prestation Sociale Unique est une aide mensuelle visant à assurer aux titulaires et aux ménages des ressources pour la satisfaction des besoins minimaux, en concentrant et remplaçant 13 aides sociales existantes. Bien que les règles soient déjà publiées, la mesure ne sera appliquée qu'à la fin de l'année. La gauche s'est unie et a demandé l'examen parlementaire du décret-loi qui a créé la PSU, ce qui signifie qu'il pourrait encore être révisé à l'Assemblée de la République.




