La nouvelle loi réglementant l'activité TVDE entre en vigueur et permet désormais aux taxis d'être enregistrés pour opérer via des plateformes électroniques, l'une des modifications qui a généré le plus de contestations dans le secteur. La désignation TVDE a également été redéfinie, cessant de signifier « transport individuel et rémunéré de passagers dans des véhicules non identifiés à partir d'une plateforme électronique » pour correspondre à « transport rémunéré de passagers dans des véhicules à disponibilité électronique ».
L'Association portugaise des transporteurs en automobiles non identifiés (APTAD), qui avait demandé au Président de la République le veto du texte, considère que le secteur reste « profondément lésé » et sous la domination des plateformes. L'APTAD a également alerté sur une « erreur grave et objectivement vérifiable » dans la nouvelle loi, allegedly liée à des dates d'entrée en vigueur contradictoires et des régimes transitoires désalignés.
L'Association nationale des transporteurs routiers en automobiles légers (ANTRAL) et la Fédération portugaise du taxi (FPT) ont également annoncé qu'elles demanderont au Tribunal constitutionnel l'examen de la loi, considérant que le nouveau régime pourrait créer un « avantage concurrentiel injustifié » et une inégalité entre les opérateurs. L'Autorité de la mobilité et des transports (AMT) et l'Institut de la mobilité et des transports (IMT) ont partagé ces réserves au Parlement, défendant que les deux régimes ont des caractéristiques distinctes.
Parmi les autres modifications figurent l'obligation pour les véhicules de circuler avec un panneau identificateur inamovible, émis par l'IMT, la possibilité de vidéo-enregistrement à l'intérieur des véhicules avec le consentement du conducteur et du passager, et une formation initiale minimale de 50 heures pour les futurs conducteurs, incluant une vérification de la maîtrise de la langue portugaise.




