Le Portugal a un long historique de tentatives fragmentées de créer une sensibilisation publique et politique pour un Plan interministériel et intersectoriel de Santé et Longévité, marqué par des perturbations et des changements d'orientation au gré des cycles électoraux, sans qu'un consensus stable se soit vérifié sur la voie à suivre. Des lacunes, des sectorisations et des dialogues difficiles entre les divers acteurs impliqués sont constatés, particulièrement entre les secteurs qui devraient collaborer de manière intégrée.
Les Institutions Particulières de Solidarité Sociale font face constamment à des défis de durabilité face à l'évolution salariale, à la mobilité des ressources humaines, aux incapacités financières des familles et au soutien aux plus défavorisés. La CNIS a alerté sur les variabilités croissantes des besoins d'une population en évolution démographique, culturelle et technologique, ayant développé en 2016 et 2018 des études sur le rôle des IPSS comme promotrices de santé et sur le diagnostic de santé des populations qu'elles servent.
Les IPSS s'impliquent activement dans le Réseau National de Soins Continus Intégrés, réduisant le recours systématique aux urgences, promouvant l'autonomie et l'indépendance tout au long de la vie, et prévenant l'isolement social. Ces institutions fournissent fréquemment des soins au-delà de ce que l'État rembourse, étant dans de nombreux territoires la seule réponse sociale et entité employeur disponible.
L'article fait appel à une reconnaissance politique effective de la fonction de protection sociale des IPSS, au lieu de maintenir un parcours centré sur la distance du décideur étatique. Le Professeur Américo Mendes, dans des études promues par la CNIS, affirme que le secteur solidaire contribue à la cohésion sociale, à la cohésion territoriale et à la santé collective, et qu'un regard politique devrait reconnaître son rôle dans les urgences sociales.




