Pedro Duarte admet le financement public du journalisme comme « antidote » contre la désinformation sur les réseauxPhoto de RDNE Stock project sur Pexels
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Pedro Duarte admet le financement public du journalisme comme « antidote » contre la désinformation sur les réseaux

Eco28 août 2026 à 13:09

Le vice-president du PSD Pedro Duarte a admis vendredi qu'il pourrait être nécessaire d'étudier un modèle de financement public pour le journalisme, le considérant comme un « antidote » à la désinformation sur les réseaux sociaux et un moyen de « sauver la démocratie ». Pedro Duarte a participé à un débat sur « Algorithmes : Démocratie fragilisée ? » à l'Université d'été du PSD, à Castelo de Vide, conjointement avec l'avocat et ancien député du CDS-PP Adolfo Mesquita Nunes, auteur du livre « Algoritmocratie ».

Pedro Duarte a défendu que les réseaux sociaux « ont détruit le modèle économique » de la communication sociale et que la voie à suivre n'est pas pour le journalisme de suivre le modèle des réseaux sociaux, mais plutôt de reconnaître que « le modèle économique du journalisme ne fonctionne pas si nous laissons le marché fonctionner seul ». L'ancien ministre des Affaires parlementaires a souligné que, s'il y a un financement, celui-ci doit garantir « un journalisme libre, indépendant du pouvoir public, avec des critères de rigueur et de transparence », et que le financement doit être basé sur la « rigueur de l'information » et non sur le « niveau d'audience ».

Adolfo Mesquita Nunes a alerté sur les conséquences de ce modèle dans l'espace politique national, se référant à ce qui se passe au Parlement comme une « tentative délibérée de détruire la crédibilité d'une institution », en référence au parti Chega. L'ancien dirigeant démocrate-chrétien a estimé qu'il était « presque un miracle » que des personnes sensées gagnent des élections et a proposé le défi de rendre « la sagesse, la démocratie, algorithmiquement sexy ».

Pour Pedro Duarte, la lutte contre la désinformation ne se fait pas « en intégrant les populismes dans le système » ni en luttant contre eux avec les mêmes armes. Le vice-president du PSD a défendu « une troisième voie », celle de « se différencier positivement », citant en exemple sa récente campagne municipale à Porto, qui avait une présence sur les réseaux sociaux, mais sans « la tentation de gagner sur ce champ de bataille ».


O vice-presidente do PSD Pedro Duarte admitiu esta sexta-feira que poderá ser necessário estudar um modelo de financiamento público para o jornalismo, como “antídoto” para a desinformação nas redes sociais e uma via para “salvar a democracia”.

O presidente da Câmara do Porto participou hoje num debate sobre “Algoritmos: Democracia fragilizada?”, com o advogado e antigo deputado do CDS-PP Adolfo Mesquita Nunes, na Universidade de Verão do PSD, iniciativa de formação política de jovens, que decorre até domingo em Castelo de Vide (Portalegre).

Se queremos que a democracia sobreviva, se calhar temos de olhar de outra maneira para aquilo que deve ser o modelo de sustentabilidade no jornalismo”, afirmou Pedro Duarte, considerando que as redes sociais “destruíram o modelo económico” da comunicação social.

O caminho, defendeu, não é o jornalismo ir atrás do modelo das redes sociais, mas assumir que, “do ponto de vista estritamente económico, o modelo económico do jornalismo não resulta se deixarmos o mercado funcionar só por si”.

Povo Livre, o ‘jornalismo’ sem “censura moderna”

Nós temos de garantir um jornalismo livre, independente do poder público, com critérios de rigor e de transparência, se um dia houver esse tal financiamento ao jornalismo“, disse o ex-ministro dos Assuntos Parlamentares, que teve a pasta da comunicação social no primeiro executivo de Luís Montenegro.

O dirigente social-democrata admitiu que não será fácil o modelo de execução deste financiamento. “Se conseguirmos lá chegar, talvez todos possamos dessa maneira começar a salvar a democracia e encontrar o antídoto para aquilo que é este mundo perigoso em que todos estamos mergulhados“, apontou.

O dirigente social-democrata e antigo líder da JSD insistiu que “a boia de salvação pode ser o jornalismo, mas num modelo diferente”.Com critérios que não seja o nível de audiência nem a emoção que crias nas pessoas, mas o rigor da informação“, disse.

Ainda assim, sublinhou que, “ao contrário do que muitas vezes os políticos dizem”, não se queixa da comunicação social.

Adolfo Mesquita Nunes, autor do livro “Algoritmocracia”, alertou para as consequências que este modelo já tem consequências no espaço político nacional. “Vejam o que se passa no parlamento: é uma tentativa deliberada de destruir a credibilidade de uma instituição, não é um grupo parlamentar mais ruidoso“, afirmou, numa referência ao Chega.

Para o antigo dirigente democrata-cristão, o objetivo é transformar o parlamento em algo que as pessoas deixem de respeitar, alertando que não são apenas os partidos populistas que contribuem para esta degradação. “Acho hoje quase um milagre que pessoas sensatas ganhem eleições. A sensatez é tão não sexy que me preocupa que estejamos como sociedade a premiar o oposto disto“, afirmou.

O desafio, propôs, é tornar “a sensatez, a democracia, algorítmicamente sexy”.

Para Pedro Duarte, que defendeu alguma regulação do modelo das redes sociais que permita escrutinar quem controla os algoritmos, o “combate à insensatez” não se faz “trazendo para dentro do sistema os populismos”, nem lutando com eles com as mesmas armas.

“Eu acho que há um terceiro caminho, o único viável, é que nos diferenciemos pela positiva”, disse, dando como exemplo a sua recente campanha autárquica no Porto, que teve “muita presença” nas redes sociais, mas sem “a tentação de ganhar naquele campo de batalha”.

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