La République démocratique et populaire d'Algérie a annoncé la fermeture de son espace aérien et de ses aéroports aux avions militaires et civils des Émirats arabes unis, à la suite de la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. La mesure, communiquée par le ministère algérien de la Défense, est entrée en vigueur à minuit le jeudi 10 septembre.
Pour l'instant, la décision ne s'applique pas aux vols commerciaux des Émirats à destination ou en provenance de l'aéroport international d'Alger, qui seront maintenus jusqu'à la fin de 2026. Ces vols sont effectués par la compagnie Emirates, basée à Dubaï. Les Émirats arabes unis ont déclaré espérer que la décision algérienne de rompre les relations diplomatiques soit « temporaire ».
L'Algérie a décidé de rompre les relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis après plusieurs années de tensions, au cours desquelles Bagdad a régulièrement accusé Abou Dhabi de s'ingérer dans ses affaires. La télévision publique algérienne a indiqué que l'Algérie avait pris cette décision « après avoir épuisé tous les moyens susceptibles de préserver les relations bilatérales ».
Les médias algériens ont été critiques à l'égard d'Abou Dhabi, qui en 2020 a décidé d'établir des relations diplomatiques avec Israël, pas ensuite emboîté par le Maroc. Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a récemment déclaré que « partout où ils mettent les pieds, le sang coule », en parlant des Émirats arabes unis, qu'il a qualifiés d'« État minuscule » ayant un « impact très négatif » dans la région.




