La Câmara Municipal de Porto a décidé d'investir 11 millions d'euros dans la construction et la requalification de centres de santé dans la ville, assumant cet investissement de manière unilatérale après des échecs dans le processus de décentralisation de la gestion du Plan de Relance et de Résilience. Cette décision survient en réponse à l'incapacité de garantir un financement européen à travers le PRR pour ces infrastructures de santé.
La municipalité de Porto a ainsi été obligée d'assumer un investissement conséquent qui, dans des circonstances normales, aurait dû être financé par l'État à travers les fonds européens disponibles. La municipalité a estimé qu'elle ne pouvait pas repousser ces travaux essentiels pour la population, décidant d'avancer avec les fonds municipaux.
Pedro Duarte, personnage référencé dans l'article, a manifesté sa position selon laquelle il est « juste et approprié » que l'État portugais soutienne les futurs travaux dans le secteur de la santé. Cette déclaration reflète l'attente que, malgré le fait que la municipalité ait maintenant assumé l'investissement initial, le gouvernement devrait s'engager à participer financièrement aux futurs projets de santé.
Le cas de Porto illustre les difficultés pratiques du processus de décentralisation en cours au Portugal, où les municipalités sont confrontées à la nécessité de financer des compétences et des infrastructures qui devraient compter sur un soutien étatique ou européen. La situation soulève des questions sur la viabilité financière des municipalités et sur l'efficacité du transfert de responsabilités du gouvernement central vers les gouvernements locaux.




