La revue The Economist a publié un article jeudi affirmant que la Cour suprême fédérale (STF) « a sauvé » la démocratie brésilienne en rendant l'ancien président Jair Bolsonaro (PL) responsable d'avoir planifié un coup d'État après les élections de 2022. Cependant, la publication soutient que la Cour « se trouve désormais au centre d'un scandale de corruption sordide et en constante expansion ».
La revue situe le ministre Alexandre de Moraes « au centre de tout », en tant que rapporteur du procès du complot putschiste au STF. L'article remet en question l'action du magistrat, notamment dans l'enquête sur les fausses nouvelles, qui a entraîné la suppression de profils bolsonaristes sur les réseaux sociaux.
Selon The Economist, l'enquête « se poursuit encore aujourd'hui, et il est impossible de savoir combien de comptes M. Moraes a censurés », ce qui soulève des interrogations sur les pouvoirs exercés par le ministre au sein de la Cour.
La publication conclut que les défenseurs de la démocratie au Brésil sont devenus une menace, soulignant la nécessité d'un débat sur l'équilibre des pouvoirs dans le pays.




