L'article analyse un phénomène culturel brésilien profondément ancré : la passion nationale pour obtenir des avantages gratuits, connue sous le nom de « buffet libre ». L'auteur utilise un proverbe populaire qui raille cette mentalité, selon lequel « gratuitement, même une injection sur le front » serait acceptable, révélant l'obsession d'obtenir quelque chose sans payer.
Le texte établit un lien avec la appelée « Loi de Gérson », un autre classique de la culture brésilienne, qui décrit la volonté de manger et de boire gratuitement même quand la qualité est mauvaise et que la personne pourrait parfaitement payer. L'auteur observe que ce ne sont pas nécessairement les plus démunis les plus adeptes de cette pratique, mais plutôt les riches.
À Rio de Janeiro, l'auteur identifie une culture spécifique parmi les « riches et célèbres » locaux, qui se sentent offensés s'ils ne sont pas invités gratuitement pour des spectacles qu'ils pourraient facilement payer de leur propre argent. Si l'invitation ne vient pas, ils ne viennent tout simplement pas.
À Salvador, le problème se manifeste différemment : la population locale résiste à acheter des billets à l'avance pour les spectacles, préférant attendre jusqu'au dernier moment dans l'espoir d'obtenir une invitation par le biais de connexions personnelles. Ce n'est qu'en dernier recours qu'ils achètent le billet. L'auteur se demande si cette voracité pour obtenir des choses gratuites existe avec la même intensité dans d'autres pays.




