Le Département central d'investigation et d'action pénale (DCIAP) a saisi des biens évalués à plus de 573 millions d'euros en 2025, une augmentation de 261,87 % par rapport à 2024, lorsque la valeur était d'environ 158 millions d'euros. Cette donnée figure dans le Rapport de synthèse du Ministère public relatif à 2025. Le DCIAP a demandé l'intervention du Bureau de récupération d'actifs dans 15 enquêtes relatives à des crimes de corruption, de fraude à l'obtention de subventions, de trafic de stupéfiants, de trafic d'êtres humains et de blanchiment.
Les instruments de confiscation classique et de confiscation élargie ont permis de récupérer une valeur globale de 278 millions d'euros, additionnée de 90 millions de dollars, à titre d'avantages patrimoniaux. Cependant, en phase de jugement, le DCIAP n'a eu connaissance que d'une seule décision de confiscation prononcée en 2025, d'une valeur de 72 295,80 euros. Une enquête classée a donné lieu à une déclaration de perte en faveur de l'État de 3 861 428,84 euros, pour des avantages résultant de crimes de corruption et de blanchiment.
En 2025, le DCIAP avait en charge 3 239 enquêtes, dont 2 324 ouvertes cette année-là et 915 transitant de 2024. Il a été conclu 2 516 enquêtes, dont 30 avec un classement avec mise en accusation et 21 pour jugement devant un tribunal collectif. Il y a eu 253 classements et 2 233 conclusions pour d'autres motifs. Malgré une augmentation de 20 % des entrées d'enquêtes, les affaires en attente ont diminué de 19 % pour atteindre 723. Les enquêtes en attente depuis plus de huit mois sont passées de 592 à 416, une réduction de 30 %.
Le DCIAP a également ordonné 2 124 suspensions d'opérations bancaires d'une valeur de 137,7 millions d'euros, ce qui a donné lieu à l'ouverture de 2 134 nouvelles enquêtes. L'un des classements de 2025 concerne le cas Spinumviva, l'entreprise familiale du Premier ministre Luís Montenegro, concernant d




