La Cour suprême fédérale va décider mardi prochain (15) si elle ouvre une enquête contre le ministre Alexandre de Moraes en raison des messages échangés avec le banquier Daniel Vorcaro. La session extraordinaire a été convoquée par le président de la Cour dans le cadre d'un ensemble de mesures visant à tenter de contenir la crise interne et de reprendre le contrôle du tribunal.
Le président du STF, Edson Fachin, a pris plusieurs décisions d'urgence, notamment le retrait de Moraes du siège du dossier des fausses nouvelles, le blocage des décisions contraires prises par les ministros André Mendonça et Flávio Dino, et le maintien d'Andrei Rodrigues à la tête de la Police fédérale.
Le 15, le collège jugera la validité du rapport de la Police fédérale sur l'affaire, ainsi que la position du Parquet général de la République, qui a considéré le document nul. Avec le départ à la retraite de Luís Roberto Barroso toujours sans remplaçant, le tribunal fonctionne actuellement avec dix ministros.
Des juristes et des professeurs de droit, comme Gustavo Sampaio, de l'Université fédérale de Fluminense, recommandent que les magistrats directement impliqués dans la crise s'abstiennent de participer aux décisions concernant l'affaire.




