Le gagnant de la privatisation de la TAP sera connu mi-octobre, selon le nouveau calendrier du Gouvernement. Le Conseil des ministros a décidé d'inviter à la fois Air France-KLM et Lufthansa à une phase de négociation, d'une durée de trois semaines, après avoir vérifié que les offres contraignantes présentées par les deux groupes étaient équivalentes. Après cette période de négociation, les deux entreprises présenteront des offres finales révisées, suivies de l'élaboration d'un nouveau rapport d'évaluation par Parpública, qui sera remis au Gouvernement.
Le ministre de la Présidence, António Leitão Amaro, a souligné la volonté du Gouvernement d'avancer rapidement avec cette étape finale, dans un processus décrit comme « avancer avec célérité, dans l'intérêt supérieur national », évoquant un délai de « semaines, pas de mois ». L'acheteur futur acquerra jusqu'à 49,9% de la TAP, 5% étant réservés de préférence aux travailleurs.
Les offres ont une évaluation globale tellement proche qu'elles justifient cet effort de négociation avec les deux parties, pour qu'ensuite, en fonction d'offres améliorées, la décision soit prise concernant l'unique concurrent qui mènera la négociation finale. La décision sera communiquée simultanément aux deux concurrents.
Le processus inclut également des formalités telles que l'approbation par le Conseil des ministros des instruments contractuels préparés par Parpública, l'envoi des projets au investisseur pour réclamation éventuelle dans un délai de cinq jours, et la signature des contrats. Le groupe gagnant devra en outre obtenir les autorisations réglementaires nécessaires, y compris de la Commission européenne, ce qui repoussera la conclusion du processus à 2027. Ce n'est qu'après le feu vert de Bruxelles que le paiement à l'État aura lieu, montant qui viendra en déduction de la dette publique, et la livraison des actions au nouveau partenaire de la TAP.




