Les alliés du président du Sénat, Davi Alcolumbre (União-AP), ont déclaré que la Chambre législative ne devrait pas réagir à la crise impliquant la Cour suprême fédérale (STF) avant la période électorale. L'évaluation dans l'entourage d'Alcolumbre est que les pressions pour une réponse font partie intégrante des discours de campagne politique, et que toute décision ne doit être prise qu'après les résultats des élections.
Alcolumbre est sous pression des parlementaires bolsonaristes, qui ont utilisé les protestations prévues pour le 7 Septembre, Jour de l'Indépendance, pour tenter de faire en sorte que le sénateur inscrive à l'ordre du jour des demandes de destitution du ministre Alexandre de Moraes, du STF. La semaine précédente, le sénateur et candidat à la présidence pour le PL, Flávio Bolsonaro, s'est plaint directement à Alcolumbre.
Le député fédéral Nikolas Ferreira (PL-MG) a convoqué ses abonnés sur les réseaux sociaux pour organiser des manifestations à Macapá, capitale de l'Amapá, qui est le fief électoral du président du Sénat. L'acte est prévu pour avoir lieu le dimanche suivant la publication de la nouvelle.
Les alliés d'Alcolumbre croient que la situation devrait être résolue après les élections, évitant ainsi tout type de représailles politiques pendant la période pré-électorale. La stratégie est de ne pas céder aux pressions et d'attendre le résultat des urnes avant de prendre toute décision sur le sujet.




