DECO PROteste a défendu ce mercredi que le gouvernement devrait renforcer la réduction de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques (TICPE) et mettre en œuvre un changement structurel dans la fiscalité des combustibles, au lieu de continuer à répondre par des mesures temporaires en période de crise énergétique. L'association considère que chaque fois que les prix des combustibles dépassent deux euros par litre, la réduction de la TICPE doit être plus significative et se traduire par un allégement effectif pour les familles, demandant également que l'État aille au-delà de la neutralité fiscale et assume directement une partie de l'effort par le biais de dépenses publiques pour soutenir les consommateurs.
Cette position fait suite à une augmentation de 12 centimes par litre de gazole et de 9 centimes sur l'essence cette semaine, représentant la plus forte hausse hebdomadaire de l'essence depuis 2022. Les projections initiales de l'ACP indiquaient des hausses encore plus importantes, mais la ristourne de trois centimes sur la TICPE appliquée par l'exécutif a partiellement atténué l'impact. Durante la semaine du 7 septembre, le prix moyen de l'essence simple s'élevait à 2,093 euros par litre et celui du gazole simple à 2,104 euros par litre.
L'exécutif a répondu en annonçant plus de 700 millions d'euros pour des mesures de transparence et de contrôle, ainsi qu'en renforçant les pouvoirs répressifs de l'autorité de régulation sur l'ensemble de la chaîne du système pétrolier. Le prolongement de la ristourne sur le gazole agricole de 10 centimes par litre et de la mesure de la bouteille solidaire, qui prévoit une ristourne extraordinaire de 25 euros par bouteille jusqu'à la fin de l'année, a été confirmé. Le ministère de l'Agriculture et de la Mer disposera d'une enveloppe de 18 millions d'euros pour des aides face à la hausse des prix des combustibles, dont 13 millions d'euros destinés à la pêche.
DECO a souligné que la charge fiscale sur le prix des combustibles demeure à des niveaux historiquement élevés et que la réponse de l'État ne devrait pas se limiter à compenser l'augmentation des recettes de TVA. En août 2026, l'inflation aura atteint 3,3 %, tandis que les prix des produits énergétiques auront augmenté de 12,2 %, selon les données de l'Institut National de la Statistique. L'association a défendu qu'une partie des recettes supplémentaires générées par la hausse des prix devrait être utilisée pour réduire effectivement la charge fiscale sur les combustibles et protéger le budget des familles.




