Le ministère de l'Intérieur espagnol présente ses excuses aux journalistes ce mardi et nie avoir tenté de faire taire la presse, après qu'un rapport ait révélé que l'organisme avait secrètement compilé une liste de journalistes et de leurs opinions politiques. Le journal en ligne El Confidencial a publié un article exclusif affirmant que le ministère avait compilé une liste contenant plusieurs journalistes, notamment des rédacteurs et des éditorialistes.
La controverse sur la liberté d'expression survient à un moment délicat pour le ministère, qui est dirigé par le Parti socialiste et fait déjà l'objet de critiques pour la manière dont il a géré le flux migratoire de masse sans précédent vers Ceuta, territoire espagnol au nord de l'Afrique, en juillet. L'épisode migratoire à Ceuta a ajouté une pression politique sur le gouvernement espagnol pendant la période où la liste des journalistes était en cours d'élaboration ou avait déjà été créée.




