Des juristes commentent la conduite du ministre André Mendonça, de la Cour suprême fédérale (STF), qui, en ordonnant la mise à l'écart du chef de la Police fédérale, Andrei Rodrigues, a utilisé des précédents du ministre Alexandre de Moraes. Les procédures adoptées par les deux font l'objet de critiques constantes de la part des spécialistes.
Dans la décision qui a écarté Andrei Rodrigues, Mendonça a indiqué qu'il a fait l'objet d'au moins six rapports de renseignement produits par la PF de manière classifiée, entre le 3 et le 31 août de cette année. Ces documents apocryphes ont été le principal argument utilisé par le ministre pour écarter également Leandro Almada, le numéro 2 de la PF.
La situation crée une confusion entre la figure de l'enquêté et celle de l'enquêteur, un problème déjà signalé dans la conduite de Moraes dans l'enquête sur les fausses nouvelles, qui investigate des attaques contre des institutions et des autorités. Dans ce cas, Moraes était la principale cible de la surveillance.
La professeure de la Faculté de droit de la PUC-SP Marina Faraco a identifié au moins deux conflits dans la décision de Mendonça. L'un d'eux est justement la confusion entre la figure de l'enquêteur et de l'enquêté, en plus de la possible violation du principe de séparation des trois pouvoirs, bien que la réponse de l'article ait été coupée.




