Une travailleuse espagnole a été licenciée après être restée environ un mois sans se présenter au service, à la suite du refus d'une incapacité permanente par l'Institut national de la Sécurité sociale espagnol. La femme avait commencé un congé maladie le 7 mars 2023 et, après avoir atteint la durée maximale d'incapacité temporaire, la Sécurité sociale a ouvert une procédure d'office pour évaluer l'existence d'une incapacité permanente. En avril 2025, elle a conclu que des réductions anatomiques ou fonctionnelles suffisamment graves pour justifier cette reconnaissance n'étaient pas démontrées.
Quelques jours avant que la décision ne soit connue, la travailleuse s'est rendue dans les locaux de l'entreprise et a informé son responsable direct qu'elle ne comptait pas reprendre le travail. Après le refus de l'incapacité permanente et la régularisation de sa situation professionnelle, avec effet à partir du 15 avril, la femme s'est présentée au service pendant un seul jour avant de nouveau cesser de se présenter. L'entreprise lui a envoyé trois communications par burofax, exigeant son retour immédiat et une justification des absences, mais la travailleuse n'a pas repris ses fonctions ni fourni aucune explication valide.
Le 15 mai, la travailleuse a commencé une nouvelle situation d'incapacité temporaire. Cinq jours plus tard, à 19h43 le 20 mai, l'entreprise lui a envoyé un autre burofax lui communiquant le licenciement disciplinaire pour absences répétées et injustifiées. La travailleuse a allégué par la suite qu'elle était en vacances pendant la période où elle était absente, mais le tribunal a écarté cet argument, soulignant que l'entreprise disposait d'une procédure écrite pour demander et confirmer les congés qui n'avait pas été suivie et que le contrat prévoyait que le repos annuel soit pris de préférence en août.
Le Tribunal supérieur de justice de Galice a confirmé le licenciement disciplinaire, estimant que l'entreprise a démontré que la décision résultait des absences injustifiées et non de l'état de santé de la salariée. Les juges ont conclu que la travailleuse avait accumulé des absences pendant environ un mois, ne s'était présentée qu'un seul jour et avait ignoré des demandes formelles successives pour reprendre le travail ou justifier ses absences. L'existence d'un congé maladie au moment du licenciement n'a pas rendu la cessation automatiquement nulle, puisque le droit espagnol exige un lien entre la maladie et la décision de l'employeur, ce qui n'a pas été démontré dans cette procédure.




