La motion de censure présentée par le Chega contre le gouvernement de Luís Montenegro a été rejetée ce mardi à l'Assemblée de la République, l'exécutif restant en fonctions. L'initiative avait comme principal fondement politique la décision du Premier ministre de maintenir Luís Neves comme ministre de l'Administration interne, malgré les polémiques impliquant ce membre du gouvernement. Pendant le débat, Montenegro a de nouveau défendu Luís Neves, réitérant sa confiance envers le titulaire du portefeuille et rejetant les raisons invoquées par le Chega.
L'issue du vote était pratiquement définie avant le débat, après que le Parti socialista eut annoncé son abstention. La position socialista privait l'initiative du Chega de la possibilité d'atteindre la majorité absolue nécessaire pour produire l'effet prévu constitutionnellement : la démission du Gouvernement. Le PSD et le CDS-PP ont annoncé un vote contre, ainsi que l'Iniciativa Liberal, le Livre et le PAN. Le PS, le PCP et le Bloc de gauche se sont abstenus, tandis que le Chega était le seul parti à voter en faveur.
Selon les termes de la Constitution de la République portugaise, l'approbation d'une motion de censure par majorité absolue des diputados en efectividad de funciones implique la démission du Gouvernement. L'initiative du Chega, intitulée « Pour la fin d'un gouvernement sans autorité politique, incapable d'assumer ses responsabilités et de garantir la confiance dans les institutions », a été déposée par le parti dirigé par André Ventura la semaine dernière et constituait la première motion de censure dirigée contre le XXVe Gouvernement constitutionnel.
Le débat s'est déroulé un jour particulièrement marqué par l'examen parlementaire de Luís Neves, qui avait été entendu le matin même par la Commission des affaires constitutionnelles, des droits, des libertés et des garanties. Suite au rejet de l'initiative, le gouvernement de Luís Montenegro maintient ses fonctions. Le Chega a déjà annoncé son intention de poursuivre le contrôle politique par le biais d'une commission d'enquête parlementaire.




