Le ministre de la Cour suprême André Mendonça a utilisé la décision d'écartement du directeur général de la Police fédérale, Andrei Rodrigues, pour envoyer des messages au collègue Alexandre de Moraes. Les deux vivent un affrontement depuis que Mendonça a levé le secret d'un rapport qui montrait des messages envoyés par le banquier Daniel Vorcaro à Moraes pendant la crise du Banco Master. Le nom de Moraes apparaît neuf fois dans la décision prononcée par Mendonça ce mardi.
Dans la décision, Mendonça affirme avoir été « surveillé » illégalement par la PF, qui a produit six rapports de renseignement considérés comme « illégaux », « apocryphes » et « non conformes techniquement ». L'objectif de ces rapports était de l'inclure dans l'enquête sur les Fake News, qui est sous la responsabilité de Moraes depuis plus de sept ans.
Mendonça a même cité un discours du propre Moraes pour souligner la « gravité de la situation ». Les rapports ont ensuite été retirés de cette enquête par décision du président du STF, Edson Fachin, et sont maintenant traités dans une procédure sous la responsabilité d'un autre ministre.




