La décision du ministre André Mendonça, de la Cour suprême fédérale (STF), d'écarter le directeur général de la Police fédérale, Andrei Rodrigues, a élargi la crise qui opposait déjà les membres de la Cour et augmenté la pression sur le Sénat pour l'ouverture d'éventuelles procédures de destitution de ministros de la STF.
Les sénateurs interrogés par GLOBO admettent que ce scénario puisse avancer, mais pas avant les élections. L'évaluation est que ce nouvel épisode ne devrait pas changer la posture du président du Sénat, Davi Alcolumbre (Union-AP), qui indiquait à ses interlocuteurs son intention de retenir toute initiative en ce sens jusqu'à la conclusion du scrutin.
Les alliés d'Alcolumbre estiment que la mesure augmente la pression directement sur lui, à qui il incombe de décider du traitement des demandes de destitution de ministros de la Cour suprême, mais ils ne voient pas de disposition de sa part pour modifier la stratégie adoptée jusqu'à présent.
L'attente est qu'Alcolumbre continue de retenir au maximum les initiatives en ce sens, maintenant la posture qu'il adoptait même face à l'escalade de la crise entre les pouvoirs.




