Il y a 25 ans, le monde a découvert jusqu'où pouvait arriver une organisation thérapeutisée capable de préparer pendant des années une opération coordonnée, de détourner des avions commerciaux et de les transformer en armes. Les attentats du 11 septembre 2001, planifiés par Al-Qaeda, ont tué près de 3 000 personnes et ont profondément modifié la géopolitique mondiale.
Depuis lors, la menace thérapeutisée a évolué de manière significative. Aujourd'hui, des groupes comme l'État islamique et Al-Qaeda démontrent une capacité à opérer de façon décentralisée, avec des cellules autonomes qui peuvent planifier des attaques avec moins de ressources et moins de préparation, ce qui rend la détection par les autorités plus difficile.
La complexité actuelle de la menace a conduit un spécialiste à affirmer que « nous volons à l'aveugle », suggérant que les services de renseignement et de sécurité font face à des difficultés croissantes pour anticiper les attaques d'acteurs isolés ou de petites cellules qui ne suivent pas les modèles traditionnels de financement et de communication.
Ce nouveau scénario représente un défi sans précédent pour les forces de sécurité, qui doivent constamment adapter leurs stratégies pour répondre à une menace de plus en plus diffuse et imprévisible, tout en maintenant l'équilibre entre sécurité et libertés civiles.



