Le ministre Alexandre de Moraes, de la Cour suprême fédérale (STF), a entrepris une série de manoeuvres procédurales pour éviter des défaites lors des procès liés aux enquêtes sur les actes de coup d'État du 8 janvier. Ce scénario se déroule au milieu de la plus grande crise institutionnelle de l'histoire récente du tribunal.
La manoeuvre la plus récente est apparue au grand jour vendredi dernier (4), lorsque Moraes a demandé un destaque et a suspendu un procès. La demande a été faite même après que le ministre ait déposé son propre vote dans la chambre virtuelle de la Cour une semaine auparavant.
La demande de destaque est un outil procédural qui retire un cas du vote virtuel et le transfère au procès en personne, permettant une plus grande flexibilité au rapporteur pour mener le processus.
L'affaire concerne les enquêtes sur les actes du 8 janvier, lorsque des partisans de l'ancien président Jair Bolsonaro ont envahi et dévasté les sièges des trois pouvoirs à Brasília. La matière est exclusive pour les abonnés.




