Le gouvernement portugais a annoncé qu'il allait modifier la législation pour étendre les pouvoirs d'action de l'Entité Régulatrice des Services Énergétiques (ERSE), renforçant les pouvoirs sanctionnants dans toute la chaîne des carburants, y compris le raffinage. La ministre de l'Environnement, Maria da Graça Carvalho, a révélé cette décision à un moment de grave crise énergétique dans le pays.
Cette mesure intervient après une hausse record des prix des carburants, avec le diesel qui augmente de dix centimes et l'essence de huit centimes un lundi, des valeurs qui incluent déjà la remise sur l'Impôt sur les Produits Pétroliers. L'exécutif défend qu'il ne profite pas de ces hausses, soulignant que l'ensemble de l'augmentation de la TVA a été utilisé pour compenser la TIPP pour un total de 700 millions d'euros, avec une remise de TIPP en vigueur de 23 centimes.
L'ERSE, dirigée par Pedro Verdelho, avait déjà réalisé une étude sur la formation et l'évolution des prix des carburants routiers au Portugal continental. Dans ce document, le régulateur a conclu qu'il n'existe pas d'indices d'irrégularités sur le marché national des carburants, ni de raisons pour la fixation de prix ou de marges maximales.




