Le Tribunal de Relation d'Évora a condamné un homme de 32 ans à deux ans et six mois de prison, avec sursis, pour un crime de violence domestique aggravée contre une femme de 25 ans. L'arrêt, daté du 14 juillet et déjà passé en force de chose jugée, a été rendu à la suite d'un recours interjeté par le Ministère Public contre la sentence d'acquittement prononcée par le Tribunal de Reguengos de Monsaraz, dans le district d'Évora.
En plus de la peine d'emprisonnement avec sursis, l'homme a été condamné au paiement de cinq mille euros à la victime. La suspension de la peine a été soumise à un régime de mise à l'épreuve et à l'obligation de suivre un programme spécifique de prévention de la violence domestique. Le prévenu est également tenu de rester éloigné de la victime, de son domicile et de son lieu de travail, et il lui est interdit de la contacter par quelque moyen que ce soit, sauf ce qui est strictement nécessaire pour l'exercice des responsabilités parentales concernant leur fils mineur.
Le Tribunal de Relation d'Évora a estimé que l'évaluation des preuves effectuée par le Tribunal de Reguengos de Monsaraz était manifestement contraire aux règles de l'expérience commune et dépassait tout paramètre de raisonnabilité. Selon l'arrêt, les motifs de la sentence frappée d'appel ont révélé une appréciation erronée de la preuve, dont les raisons ne permettent pas de conferer un quelconque soutien rationnel et logique au doute raisonnable auquel le juge est parvenu.
En première instance, l'acquittement avait été soutenu par le manque de crédibilité du témoignage de la victime comparé aux déclarations du prévenu. Cependant, les juges de la Cour d'appel du Tribunal de Relation d'Évora ont déclaré que rien n'empêche que la conviction se forme exclusivement sur la base du témoignage d'un seul témoin, celui-ci étant soumis au principe de l'appréciation libre. Le tribunal a souligné que la plupart des actes d'agression en matière de violence domestique n'ont pas de témoins oculaires, se produisant dans la sphère la plus privée de la vie des personnes.




