L'Union européenne est plus proche de conclure l'une des plus grandes révisions des dernières années aux règles de coordination des systèmes nationaux de sécurité sociale. Le Parlement européen a approuvé le texte en première lecture le 7 juillet 2026, avec 511 voix favorables, 87 voix contre et 61 abstentions. La révision résulte d'un accord provisoire atteint entre le Parlement et le Conseil le 22 avril, mais l'adoption formelle par le Conseil de l'Union européenne est encore nécessaire pour que le règlement entre en vigueur.
Parmi les principales modifications figure le prolongement de la période d'exportation de l'allocation chômage de trois à six mois pour les personnes cherchant un emploi dans un autre État membre. Pour les travailleurs transfrontaliers, la règle des 22 semaines a été introduite : lorsque le travailleur aura accompli au moins 22 semaines consécutives d'emploi dans le pays de la dernière activité, ce pays sera responsable du paiement pendant six mois, l'État de résidence pouvant ensuite prendre en charge la prestation si les conditions sont remplies.
La révision clarifie également l'accès des citoyens économiquement inactifs qui s'installent dans un autre État membre, en intégrant la jurisprudence de la Cour de justice. Les prestations familiales de remplacement de revenu sont différenciées de celles couvrant les dépenses générales du ménage. Pour la première fois, les soins de longue durée disposent d'une définition européenne explicite, englobant les prestations en espèces ou en nature pour les personnes nécessitant une aide prolongée dans leurs activités quotidiennes.
En ce qui concerne les travailleurs détachés, la notification préalable aux autorités du pays compétent devient obligatoire, à l'exception des voyages d'affaires et des activités de moins de trois jours. Le règlement n'entre pas immédiatement en vigueur pour toutes les règles : de nombreuses modifications centrales ne seront appliquées que 24 mois après la publication au Journal officiel de l'Union européenne. La révision ne crée pas une sécurité sociale européenne unique, mais uniquement des règles de coordination pour déterminer le pays responsable et la manière dont les droits des personnes travaillant ou vivant dans plusieurs États membres sont maintenus.




