Le sénateur et candidat à la présidence, Flávio Bolsonaro (PL), a accusé le ministre Alexandre de Moraes, de la Cour suprême fédérale (STF), d'utiliser l'enquête contre le ministre André Mendonça comme une manoeuvre d'auto-protection, qui atteindrait également le président du Sénat, Davi Alcolumbre. L'accusation a été faite par le sénateur à travers les réseaux sociaux, où il a partagé une capture d'écran d'un article de la journaliste Malu Gaspar, du journal O Globo.
L'article cité par Bolsonaro indique que Moraes et Alcolumbre se sont réunis pendant trois heures avant d'agir contre Mendonça dans l'enquête sur les fausses nouvelles. La rencontre a eu lieu chez le président du Sénat, le mercredi 2. Suite à cela, Davi Alcolumbre a défendu Alexandre de Moraes dans l'hémicycle du Sénat, ripostant aux pressions de l'opposition pour mettre à l'ordre du jour la mise en accusation du ministre.
Flávio Bolsonaro a également critiqué ce qui seraient des manoeuvres contre lui-même et a remis en question l'utilisation par Moraes d'un dossier de la Police fédérale qui, selon le sénateur, ne possède aucune valeur légale. Alcolumbre, en défendant Moraes au Sénat, a orienté le focus sur Bolsonaro, faisant référence à des enregistrements audio dans lesquels le sénateur apparaît.




