À Gérone, en Espagne, une famille a récupéré sa maison qui était occupée illégalement, mais la police a ordonné qu'ils l'abandonnent et permettent le retour des « squatteurs ». Selon l'avocat José María Español, spécialisé dans les occupations illégales, qui a raconté l'affaire à la radio COPE, les propriétaires ont profitó de l'absence des occupants pour entrer dans le bien et contacter les autorités, mais celles-ci les ont informés qu'ils devaient partir.
Les « squatteurs » ont présenté une vidéo dans laquelle ils apparaissaient en train de cuisiner et de dormir à l'intérieur de la maison, essayant de prouver qu'ils séjournaient déjà sur place depuis plus de deux jours. L'avocat a estimé que les agents ont fait une interprétation erronée de la loi, soulignant que le fameux délai de 48 heures n'existe pas dans le Code pénal espagnol et n'attribue pas automatiquement de droits sur le bien.
Le spécialiste a critiqué le manque de critères uniformes dans la réponse à ces situations et a déclaré que, dans la pratique, « de 48 heures, on passe à 48 mois », faisant référence à la prolongation des procédures. Selon les données présentées par l'avocat, la récupération d'une habitation occupée prenait en moyenne 18,1 mois en Espagne, variant selon la communauté autonome.
José María Español a défendu une réforme législative permettant d'accélérer la restitution des biens immobiliers et d'établir des protocoles policiers uniformes sur tout le territoire espagnol. L'article indique également qu'au Portugal, la Loi n.º 67/2025 a renforcé la réponse pénale aux occupations illégales, avec des peines d'emprisonnement allant jusqu'à deux ans (ou trois ans lorsqu'il s'agit d'une habitation propre et permanente), sans établir de règle des 48 heures.




