À partir de l'année scolaire 2026/2027, les enseignants au Portugal devront enregistrer les résumés de cours jusqu'au cinquième jour ouvrable du mois suivant. Cette obligation s'inscrit dans le cadre du Programme de Certification des Applications pour l'Écosystème Scolaire, géré par l'Agence pour la Gestion du Système Éducatif (AGSE), qui vise à mettre à jour les applications de gestion scolaire pour croiser l'activité pédagogique avec les informations administratives et salariales. Après le délai, le système classe l'enregistrement comme « résumé hors délai » et bloque la soumission normale, bien que la direction de l'école puisse régulariser la situation avec une justification et un enregistrement d'audit.
Le lien entre les résumés et les rémunérations a été annoncé par le ministère de l'Éducation, des Sciences et de l'Innovation en janvier. Le nouveau système croise des données telles que l'horaire prévu, l'enseignant qui a dispensé le cours, le résumé, l'assiduité et les situations de remplacement ou de rattrapage. Rui Cardoso, directeur du Groupement d'écoles du Viso à Viseu, a expliqué que « la partie financière va se connecter à la partie pédagogique », les données étant téléchargées sur le cloud pour le traitement des salaires et le comptage automatique des heures supplémentaires.
Cependant, l'article précise que le non-respect n'entraîne pas automatiquement la suspension du salaire de base. Les blocages et les mécanismes de régularisation prévus par l'AGSE ne déterminent pas que la rémunération de base cesse d'être versée automatiquement en raison d'un enregistrement manquant. Les conséquences financières portent principalement sur les heures supplémentaires, qui ne peuvent être validées et payées que lorsqu'elles sont associées à un cours précis avec un résumé terminé.
Sans le résumé, l'enregistrement d'heure supplémentaire reste isolé comme incohérence et ne passe pas à la clôture du mois ni aux systèmes de paie. Dans des situations exceptionnelles, comme une impossibilité technique prolongée, la direction peut valider manuellement le paiement, la décision étant enregistrée dans le système. Le non-respect peut ainsi retarder la validation des composantes salariales, surtout les heures supplémentaires.




