Le Chega avance avec une motion de censure contre le Gouvernement et exerce une pression directe sur le PSPhoto de Rodolfo Baumann sur Pexels
Castelo Branco

Le Chega avance avec une motion de censure contre le Gouvernement et exerce une pression directe sur le PS

oRegiões3 septembre 2026 à 12:30

Le président du Chega, André Ventura, a annoncé ce mercredi 2 septembre la présentation d'une motion de censure contre le XXVe Gouvernement constitutionnel, dirigé par Luís Montenegro. L'initiative survient à la suite des controverses entourant le ministre de l'Administration interne, Luís Neves, le leader partisan exigeant la démission du responsable gouvernemental et tenant le Premier ministre responsable de son maintien en poste. André Ventura a souligné que la motion vise à censurer l'Exécutif pour le maintien de Luís Neves, faisant référence aux soupçons qui affectent l'autorité du ministre et la transparence dans la gestion du portefeuille.

Le Chega a garanti que, si la motion est rejetée par l'inviabilité conjuguée du PS et du PSD, le parti maintiendra l'exigence d'une commission parlementaire d'enquête dédiée à la gestion du ministre. Si la motion entraîne la chute du Gouvernement, l'engagement consiste à réactiver la commission au début de la prochaine session législative. Ventura a placé la viabilité de la motion entre les mains du plus grand parti d'opposition, défiant les socialistes de se prononcer sur les soupçons qui pèsent sur le ministre.

Luís Neves a catégoriquement rejeté les accusations, affirmant être la cible d'« insinuations et mensonges ». Le responsable gouvernemental a accusé André Ventura de tenter de créer une instabilité politique et a assuré qu'il a la légitimité pour continuer à exercer ses fonctions, affirmant : « On ne m'intimide pas, on ne m'intimidera jamais ». Le parti socialista a écarté le scénario de crise, son leader José Luís Carneiro signalant que le PS ne votera pas aux côtés du Chega pour provoquer une chute de l'Exécutif.

L'approbation de la motion apparaît improbable, s'agissant de la 37e motion de censure présentée en démocratie et de la quatrième proposée par le Chega. Dans l'histoire constitutionnelle portugaise, une seule fois une motion de censure a conduit à la chute d'un Exécutif, si bien que l'on prévoit le rejet du document lors du débat parlementaire.