Le Complément de Dépendance est une prestation mensuelle de la Sécurité Sociale destinée aux retraités qui ont besoin d'une assistance régulière de tiers pour effectuer des tâches de base du quotidien, comme l'alimentation, la locomotion, l'hygiène personnelle et les tâches ménagères. Cette aide n'est pas soumise à une condition de faibles revenus, mais le bénéficiaire ne peut pas travailler ni suivre une formation, même non rémunérée. Peuvent demander ce complément les titulaires de pensions d'invalidité, de vieillesse ou de survie du régime général, de l'assurance sociale volontaire, de la pension sociale de vieillesse, de la pension d'orphelinat, de la pension de veuvage, de la pension rurale transitoire et également les bénéficiaires de la Prestation Sociale pour l'Inclusion. Dans certaines situations, les personnes atteintes de maladies telles qu'Alzheimer, Parkinson, une maladie oncologique, la sclérose en plaques ou la sclérose latérale amyotrophique peuvent également demander le complément même avant de recevoir une pension.
Il existe deux degrés de dépendance. Le premier s'applique à ceux qui ne peuvent pas effectuer de manière autonome des actes indispensables à la satisfaction des besoins de base. Le second est destiné à ceux qui, en plus de ces limitations, sont alités ou présentent une démence grave. La situation de dépendance doit être certifiée par le Système de Vérification des Incapacités, qui évalue les capacités physiques, psychiques et fonctionnelles de la personne. En 2026, les montants pour les retraités du régime général sont de 131,20 euros par mois au 1er degré et de 236,16 euros au 2e degré. Dans le régime spécial des activités agricoles, le régime non contributif et les régimes assimilés, les montants sont respectivement de 118,08 euros et 223,04 euros. En juillet et décembre, un montant supplémentaire égal au complément mensuel est accordé.
La demande peut être présentée via le Portail de la Sécurité Sociale, dans un service d'accueil ou par courrier, en utilisant le formulaire RP 5027. La Sécurité Sociale indique qu'il n'existe pas de délai limite pour demander l'aide et que la décision prend en moyenne environ 150 jours. Le droit prend effet le mois suivant la demande, à condition que toutes les conditions soient remplies. Si le bénéficiaire n'est pas d'accord avec la décision, il peut demander une nouvelle évaluation à la Commission de Recours dans un délai de 10 jours, ou présenter une réclamation, un recours hiérarchique ou une contestation judiciaire. Lorsque la dépendance s'aggrave, un examen de révision peut être demandé pour passer au 2e degré et recevoir le montant supérieur.
Le Complément de Dépendance peut être cumulé avec la pension qui lui donne naissance, la Prestation Sociale pour l'Inclusion et le Complément Solidaire pour Personnes Âgées (jusqu'à la limite du 1er degré). Il ne peut toutefois pas être reçu conjointement avec des revenus du travail, des prestations ayant la même finalité, l'allocation pour assistance d'une tierce personne ou l'allocation de soutien à l'aidant informel. Lorsque le retraité reçoit une assistance dans un foyer ou un établissement social financé par l'État ou par une entité sans but lucratif, le montant est limité au montant du 1er degré, même si la condition clinique correspond au 2e degré.




