Le Portugal se positionne parmi les pays européens ayant les vacances d'été les plus longues, les étudiants bénéficiant de 11 à 15 semaines de pause estival, un chiffre qui double celui enregistré dans des nations comme l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, où les vacances d'été ne dépassent pas six semaines. Cette conclusion résulte des données comparatives internationales systématisées par le réseau Eurydice, placé sous la tutelle de la Commission européenne. Le Portugal intègre ainsi le cercle restreint de pays aux calendriers les plus prolongés, aux côtés de territoires comme la Bulgarie, la Lettonie et l'Italie, où la pause estival peut atteindre 12 à 14 semaines.
La disparité entre le modèle portugais et celui de l'Europe centrale et septentrionale s'explique en grande partie par des contraintes bioclimatiques historiques. Dans les pays du Sud de l'Europe, les températures élevées des mois de juillet et août rendent les bâtiments scolaires, généralement dépourvus de climatisation efficace, des espaces inadaptés au fonctionnement des cours. Dans les régions boréales, les amplitudes thermiques moins sévères permettent de maintenir les écoles ouvertes pendant une partie substantielle de l'été. Cependant, le facteur différenciateur ne réside pas dans la quantité totale de temps scolaire, puisque le Portugal se situe entre 170 et 180 jours obligatoires, convergeant avec la moyenne européenne de 170 à 190 jours, mais plutôt dans la géométrie de sa répartition.
La concentration des vacances d'été au Portugal soulève des questions pédagogiques et socioéconomiques. Les chercheurs alertent sur le fait que trois mois complets loin des matières formelles accentuent le phénomène de perte d'apprentissage estival, affectant particulièrement les élèves de contextes socioéconomiques plus défavorisés dont les familles ne disposent pas de ressources pour fournir des stimulations culturelles durant cette période. Dans des pays comme la France, le modèle




