Le rapport policier envoyé à l'Audience Nationale indiquerait prétendument la participation de gendarmas marocains à l'assaut massif à la frontière de Ceuta, ce qui contredit la version maintenue jusqu'ici par le gouvernement espagnol. Cette révélation représente un coup politique significatif pour Moncloa, qui avait nié toute implication des forces de sécurité marocaines dans les événements migratoires. Les doutes sur le rôle de Rabat secouent la scène politique plus d'un mois après les événements.
Le directeur général de la Police, Francisco Pardo, a publiquement remis en question lesdites révélations, générant encore plus de controverse sur la crédibilité du rapport. La police a envoyé le document à l'Audience Nationale dans le cadre d'un procès judiciaire lié à la crise migratoire.
Les révélations sont apparues un jour avant la comparution du président du gouvernement, Pedro Sánchez, devant le Congrès des Députés, ce qui a intensifié la pression politique sur l'exécutif. L'opposition et les partenaires du gouvernement critiquaient déjà vivement la prétendue complaisance de Sánchez envers le Maroc face à la crise.




