L'Union européenne prépare une révision des règles des inspections périodiques des véhicules, dans un processus législatif qui a déjà avancé au Parlement européen et qui suit maintenant vers des négociations avec le Conseil. L'objectif passe par mettre à jour les règles d'inspection technique, renforcer la sécurité routière et combattre les fraudes sur le marché automobile, y compris la manipulation du compteur kilométrique. Le Parlement européen a approuvé en mai 2026 le mandat pour iniciar les négociations avec le Conseil, avec 369 voix pour, 126 contre et 84 abstentions.
Parmi les principales modifications en discussion figure le contrôle plus strict du compteur kilométrique, avec les garages qui devront désormais enregistrer la lecture du compteur des voitures et des camionnettes, et les constructeurs de véhicules connectés pouvant être amenés à envoyer ces lectures vers des bases de données nationales. La Commission européenne pourra également créer un portail européen pour expliquer aux acheteurs comment consulter gratuitement l'historique du kilométrage d'un véhicule avant l'achat, afin de combattre les fraudes dans les ventes de voitures d'occasion entre pays de l'UE.
La révision prévoit aussi de faciliter la réalisation des inspections dans un autre État membre, permettant qu'une automobile réalise l'inspection dans un pays différent de celui où elle est immatriculée, recevant un certificat européen temporaire d'une validité de six mois. Les certificats d'inspection pourront désormais être émis au format électronique, via le Portefeuille européen d'identité numérique.
Le Parlement a rejeté la proposition initiale de la Commission de raccourcir l'intervalle des inspections pour les voitures et les camionnettes de plus de dix ans, passant d'une inspection tous les deux ans à une inspection annuelle, estimant que la fréquence actuelle ne devrait pas être réduite. Les eurodéputés veulent également renforcer les inspections des motocyclettes, rendant obligatoire l'inspection périodique pour les moteurs de cylindrée supérieure à 125 centimètres cubes. Il n'existe pas encore de date pour l'application des nouvelles règles, le processus législatif n'étant pas encore conclu.




