Le Portugal ne va pas perdre un seul euro des subventions du Plan de Relance et de Résilience (PRR), pour un total de 21,9 milliards d'euros. Le ministre de l'Économie et de la Cohésion a répété cette garantie, mais diverses mesures ont été nécessaires pour accélérer l'exécution, y compris le retrait de projets qui ne seraient pas prêts à temps, le transfert d'investissements vers la catégorie des prêts et la simplification des objectifs et jalons à atteindre.
L'une des mesures les plus emblématiques a été la dispense de visa préalable de la Cour des Comptes pour les contrats destinés à l'exécution de projets financés par des fonds européens, y compris ceux intégrés dans le PRR. Depuis mi-décembre, le contrôle est devenu simultané avec l'exécution du projet, permettant aux projets d'avancer sans attendre la décision de la Cour des Comptes. Cette mesure a été approuvée au Parlement avec l'abstention du PS, qui lorsqu'il était au gouvernement avait tenté une mesure identique mais n'avait pas réussi à la faire aboutir avec le PSD.
D'autres modifications ont inclus la possibilité de lever la suspension d'efficacité des mesures cautelaires pour accélérer l'investissement dans le logement public, la dispense de révision obligatoire des projets, l'ouverture de crédits spéciaux et la transition des soldes de gestion exclusivement financés par des prêts du PRR. Il a également été possible de recourir à l'arbitrage dans les contrats de marchés publics de travaux ou de fourniture de biens et services financés par des fonds européens.
La structure de mission Recuperar Portugal a vu son plafond d'effectifs renforcé de 75 à 137 éléments, y compris une équipe mobile de 50 personnes à affecter aux services des bénéficiaires. L'Instrument Financier pour l'Innovation et la Compétitivité (IFIC) a également été créé, opérationnel par la Banque de Développement, qui permet d'exécuter des fonds du PRR au-delà du délai limite, à condition que le contrat avec les entreprises soit signé avant l'objectif défini. Cette solution a également été appliquée aux investissements dans l'hydrogène et les gaz renouvelables, pour un total d'environ 415 millions d'euros, avec des projets pouvant être exécutés jusqu'en 2028/29.




