La rivalité entre Braga et Vitória traverse les générations et plus de 160 matchs officiels. Dans le bilan général, Braga a un léger avantage, mais Vitória garde des souvenirs récents bien doux, comme la conquête de la Coupe de la Ligue. Séparées par à peine plus de 20 kilomètres, les deux villes vivent ce match comme une affaire presque de quartier, où l'orgueil pèse autant ou plus que le classement.
Braga arrive à ce derby entouré d'interrogations. Carlos Vicens apprennent encore à connaître le groupe en compétition officielle, étant donné que le long parcours européen a obligé à reporter deux journées du Liga, et ce n'est que le deuxième match des Bracarenses en championship cette saison. C'est une équipe encore en train de chercher son rythme compétitif sous un entraineur espagnol formé à l'école du Manchester City, qui a devant lui le défi de gérer l'intensité émotionnelle d'un derby avec un effectif encore peu aguerri.
Vitória, au contraire, arrive en pleine croissance. L'équipe vient de battre le Nacional, la première victoire de la saison, et vit les débuts de Tiago Margarido sur le banc d'un derby, le baptême le plus exigeant qui soit. Margarido est jeune et ambitieux, et il sait qu'un résultat positif à la Pedreira vaut, pour la masse associative vitorienne, plus que n'importe quel discours de présentation. L'équipe semble avoir plus




