En décembre 2024, les hommes pensionnés par le régime général de la Sécurité sociale percevaient, en moyenne, 786,17 euros mensuels de pension de vieillesse, tandis que les femmes se limitaient à 452,09 euros, une différence de 334,08 euros par mois. Cette inégalité était vérifiée dans toutes les tranches d'âge analysées et persistait même lorsqu'on ne considérait que les nouvelles pensions attribuées en 2024, année où les hommes ont commencé à percevoir, en moyenne, 859,46 euros et les femmes 554,59 euros. Les données sont présentées dans le Rapport sur la Soutenabilité Financière de la Sécurité sociale, inclus dans le Rapport du Budget de l'État pour 2026, avec comme source l'Institut d'Informatique, I.P., du Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale.
Les règles de calcul des pensions de vieillesse sont les mêmes pour les hommes et les femmes, conformément au Décret-loi n.º 187/2007. Cependant, le montant final dépend de la rémunération de référence, du taux de formation de la pension et du nombre d'années avec des cotisations enregistrées. Le rapport relie la disparité entre les sexes à la distribution inégale des revenus du travail déclarés à la Sécurité sociale tout au long de la vie professionnelle, ce qui fait que les inégalités accumulées pendant la vie active se reflètent dans le montant des pensions.
La situation s'inverse lorsqu'on analyse les pensions de survie attribuées aux conjoints. En décembre 2024, les femmes percevaient, en moyenne, 348,32 euros mensuels, tandis que les hommes se limitaient à 245,94 euros, une différence de 102,38 euros en faveur des femmes. Cela se produit parce que la pension de survie est calculée sur la base de la pension de vieillesse ou d'invalidité que le défunt percevait ou aurait eu droit à percevoir. Comme les hommes de ces générations avaient, en moyenne, des pensions de vieillesse plus élevées, les pensions de survie attribuées après leur décès partaient de valeurs de référence supérieures. Lorsqu'il n'y a qu'un seul conjoint ayant droit à la prestation, la pension de survie correspond à 60 % de la pension de référence.
Les montants présentés sont des moyennes statistiques qui incluent des bénéficiaires avec des parcours professionnels très différents, ne correspondant pas à des montants fixes pour chaque sexe. Une femme avec une carrière contributive longue peut avoir une pension supérieure à la moyenne masculine, et vice-versa. Le rapport indique que les données se réfèrent à décembre 2024 et que les pensions ont été concernées par des mises à jour légales ultérieures, y compris la mise à jour annuelle pour 2026. Dans les deux types de prestations analysés




